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Rapport au Parlement 2018
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Le septième rapport de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, qui s’appuie sur des travaux de FranceAgriMer, a été présenté à la presse ce jour, en présence de Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a été remis ce même jour au Parlement par son président, Philippe Chalmin. Ce rapport retrace les évolutions de prix constatées aux différents stades des filières suivies par l’Observatoire et analyse leurs conséquences sur les résultats des entreprises des différents maillons. Après les fortes baisses de 2014 et 2015 et la stagnation de 2016, l’année 2017 se caractérise par une amélioration globale des prix à la production agricole, avec une hausse moyenne de 3% par rapport à 2016. Les prix augmentent dans l’ensemble des filières étudiées, sauf pour le blé dur et les légumes. Il est stable pour les volailles et les fruits. La relative amélioration des prix des animaux de boucherie en 2017 et une certaine stabilité des coûts de production en élevage entraînent une amélioration des marges nettes en élevage, qui devient positive en élevage porcin après plusieurs années déficitaires. En élevage bovin viande, cette embellie ne permet toutefois pas de rémunérer correctement l’exploitant pour son travail et ses capitaux propres. Les comptes des industries de viande de boucherie montrent en général une diminution des marges nettes en 2017. Sensiblement érodé en 2015 et 2016, le revenu des producteurs de lait de vache progresse en 2017, grâce à l'augmentation du prix du lait et la stabilité des coûts de production. Si le prix du blé est resté bas en 2017, le rendement moyen des exploitations est revenu à la normale après une année 2016 hors normes. Dans ces conditions, la vente des produits et les subventions permettent de couvrir en quasi-totalité les coûts de production des céréaliers, rémunération comprise. Comme chaque année, au terme d’enquêtes et d’entretiens sur place dans les enseignes, l’Observatoire a calculé les charges moyennes et les marges nettes par rayon alimentaire frais des GMS, pour l’année 2016.

Auteur/Source : OFPM FranceAgriMer Philippe Chalmin - Date de parution : 19/06/2018 - Date de mise en ligne : 21/06/2018
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

Rapport au Parlement 2017
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Les prix en 2016

 

L’année 2016 se caractérise par un nouveau recul des prix à la production du lait, des bovins viande, du blé tendre et du blé dur,  la progression de ceux du porc, des fruits et des légumes, et la quasi stabilité pour les volailles. 

On constate également une nouvelle baisse des prix sortie industrie en 2016 des produits laitiers de grande consommation, de la farine et des pâtes, et dans une moindre mesure de la viande bovine et de la volaille. À l’inverse, les prix moyens sortie industrie des produits du porc progressent en 2016, après avoir diminué les deux années précédentes. Au stade du mareyage et de l’industrie, le prix du saumon fumé reste contenu malgré la hausse de prix du frais.

S’agissant des prix au détail en grandes et moyennes surfaces (GMS) des articles suivis par l’observatoire, on observe en 2016 une baisse du porc frais et des volailles, une hausse du jambon cuit et une quasi stabilité du panier saisonnier de morceaux de viande de bœuf. Pour les produits laitiers de grande consommation suivis,  les prix en GMS sont quasi stables ou en baisse. Le prix au détail de la baguette ordinaire reste pratiquement stable, celui des pâtes alimentaires progresse légèrement. Le prix moyen du panier saisonnier de fruits et de légumes est en hausse, ainsi qu’au rayon marée, celui du saumon fumé, du lieu noir et de la sole.

 

Les coûts de production agricole en 2016

 

Les résultats, encore prévisionnels pour 2016, font état d’une baisse du coût de production en élevage porcin, qui passe de 1,44 € par kg de carcasse en 2015 à 1,38 €.  Les coûts de production des élevages spécialisés de gros bovins de boucherie évoluent peu (3,50 € par kg vif pour les naisseurs-engraisseurs en 2016) et les marges nettes incluant la rémunération de l’éleveur restent négatives.

Les charges des producteurs de lait de vache atteignent 374,70 € pour 1 000 litres en 2016 contre 369,60 l’an passé, dégradant encore les revenus. En blé tendre, les marges nettes de 2016, rémunération incluse, sont négatives, les coûts à la tonne progressant fortement (269 en € en 2016 contre 186 € en 2015) du fait de la baisse du rendement.

 

Les comptes des industries alimentaires

 

Sur les 9 premiers mois de 2016, les comptes de l’abattage-découpe de gros bovins sont stables avec un résultat courant de 9 centimes par kg de carcasse,  Celui de l’abattage-découpe de porcs s’améliore, passant de 0 à 2 centimes par kg de carcasse. Les comptes de l’industrie de la charcuterie ne sont connus que jusqu’en 2015 : avec un résultat courant de 2,8 % du chiffre d’affaires, ils s’améliorent un peu cette année. Dans les autres industries, l’observatoire ne dispose pour l’instant que des comptes de 2014 (source Insee) : le résultat courant en % du chiffre d’affaires est quasi stable pour l’industrie laitière (3 %), il s’améliore dans l’industrie des pâtes alimentaires (5,5 %, +2 points) et diminue  en meunerie (2,1 %, - 0,7 point).

 

Les comptes des rayons alimentaires frais des GMS

 

L’analyse porte sur 2015. L’ensemble des rayons de produits carnés (boucherie, volailles, charcuterie) présente globalement une marge nette de 4% rapportée au chiffre d’affaires (CA) du rayon, volailles et charcuterie rééquilibrant la situation plus tendue du rayon boucherie. Vient ensuite le rayon fruits et légumes, qui passe cette année devant celui des produits laitiers avec une marge nette de 2,8 % (contre 0,2 %). Le rayon boulangerie présente une marge nette légèrement négative (-0,3 % du CA) tandis que le rayon marée se caractérise encore par un résultat nettement négatif (- 8 %). Au total, les rayons frais présentent une marge nette moyenne de 1,3 % du CA.

 

« L’euro alimentaire » : une approche globale du partage final de nos dépenses alimentaires

 

Cette approche nécessite des sources complexes produites avec un certain délai par l’Insee et Eurostat, aussi porte-t-elle sur 2013.

Dans 100 € de dépenses alimentaires en point de vente ou dans la restauration commerciale ou collective, 64,7 € sont répartis dans l’économie nationale sous forme de valeurs ajoutées, qui se partagent elles-mêmes en salaires bruts et profit brut (rémunération du capital, épargne). Les 35,3 € restants sont des importations d’aliments (10,9 €) et de biens intermédiaires entrant dans la chaîne de production et distribution alimentaire (14,9 €) et les taxes sur les produits (9,5 €).

La valeur ajoutée induite totale par les dépenses alimentaires (64,7 € au total) se répartit entre les industries alimentaires pour 11,7 €, la restauration à hauteur de 13,9 €, les commerces de gros et détail (15,4 €) et les services (14,3 €),  la valeur ajoutée induite dans l’agriculture et la pêche représente  6,2 €, pour une valeur des livraisons de produits agricoles incluse dans la valeur de la consommation alimentaire de 14,7 €.

Auteur/Source : OFPM - FranceAgriMer - Date de parution : 11/04/2017 - Date de mise en ligne : 12/04/2017
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

Rapport au Parlement 2016
Filière : Multi filières - Région : France

L’année 2015 a été marquée par la poursuite de la baisse globale des prix agricoles observée déjà en 2014 pour plusieurs productions et étendue cette année à la production laitière, très fortement affectée, avec un prix du lait en recul de- 15% par rapport à une année 2014 certes exceptionnellement favorable, mais de - 6% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Dans les filières suivies par l’observatoire, la stabilité voire le recul des prix à la consommation est assez général, la baisse des prix agricoles étant plus ou moins transmise par l’aval, avec des modalités diverses selon les filières et les produits.

Dans les filières viandes, on a observé en 2015 des baisses de prix au détail  relativement faibles (moins de 1%) sur la viande de porc frais (rôti excepté) et le jambon cuit, plus marquées (de 1% à 2%) sur le poulet entier ou le panier des achats de viande bovine en GMS.

L’industrie des viandes a généralement transmis la baisse du prix des animaux subie par les éleveurs (les marges brutes industrielles sont assez stables en moyenne). La marge nette de l’industrie d’abattage-découpe de bovins, qui avait progressé en 2014, a diminué sur les 9 premiers mois de 2015, celle de l’abattage-découpe de porc est repassée en négatif malgré la baisse des prix du porc entrée abattoir

En GMS, les marges brutes de 2015 sont selon les articles, en baisse (découpe de volailles, côtes de porc en UVCI), relativement stables (viande bovine) ou en hausse (jambon cuit, longe de porc en UVCM, rôti UVCI). Les marges nettes des rayons des GMS sont calculées par l’observatoire avec un an de décalage :, l’enquête de l’observatoire réalisée en 2015 montre pour 2014 une baisse de la marge nette calculée du rayon boucherie des GMS, qui reste donc en négatif (-2,1 € pour 100 € de chiffre d’affaires). Dans les rayons charcuterie et volailles, les marges nettes sont nettement positives en moyenne (9 € et 8 € pour 100 € de CA), en légère progression en 2014 pour la charcuterie, en baisse pour la volaille.

Dans les élevages spécialisés de bovins viande et de porcs, la dégradation des revenus se poursuit en 2015. En élevage bovin naisseur-engraisseur comme en élevage porcin, les prix de marché ne permettent pas, en moyenne, aux éleveurs d’atteindre la rémunération standard d’un SMIC et demi.

Dans la filière laitière, le prix du lait à la production a fortement diminué (recul de la demande mondiale, croissance de la production européenne, affranchie des quotas). L’année 2015 présente, pour les éleveurs laitiers, un retournement de tendance très défavorable : on estime que le prix moyen du lait en 2015 (0,34 € / litre) était inférieur de près de 10 centimes par litre au prix qui aurait assuré la rémunération des producteurs aux standards habituellement retenus (1,5 SMIC pour le travail, taux du livret A pour le capital).

Cette baisse, même partiellement transmise au consommateur par l’industrie et la distribution, a permis en 2015 le maintien voire la baisse des prix au détail de l’emmental, du camembert et du yaourt nature ; mais on enregistre une hausse sur deux autres produits laitiers : lait UHT et beurre plaquette, sous l’effet de montée en gamme du panier d’achats des consommateurs. La marge nette du rayon des produits laitiers en GMS a diminué en 2014 (résultat de l’enquête 2015 de l’observatoire), du fait de l’augmentation du prix du lait cette année-là.

La filière blé-farine-pain se caractérise en 2015 par une nouvelle baisse du prix de sa matière première (blé tendre), beaucoup plus modeste (-1% environ) toutefois que celle de l’an dernier (-15%).

Pour les pâtes alimentaires, l’impact de la hausse du prix du blé dur de 2014 sur le prix au détail a été retardé et reporté sur 2015 du fait de la durée des contrats. Ainsi, en 2015, malgré la quasi stabilité du prix du blé dur en moyenne annuelle, le prix des pâtes sortie industrie progresse mais cette hausse est partiellement amortie par la distribution.

En fruits et légumes : après une année 2014 marquée par des indicateurs en baisse, les paniers de produits suivis par l’observatoire renouent en 2015 avec des prix et des marges brutes au détail en hausse. Ce sont pratiquement les seuls produits, parmi ceux suivis par l’observatoire, à voir leur prix au détail fortement augmenter en 2015. Le rayon fruits et légumes des GMS présente en 2014 (enquête 2015 de l’observatoire) des marges brute et nette légèrement supérieures à celles de 2013.                            

En 2015, la valeur des productions de fruits et de légumes augmente (respectivement de 6,8% et 3%), ce qui pourrait contribuer à l’amélioration des revenus des producteurs.

Le partage de « l’euro alimentaire en rémunérations du travail et du capital se présente ainsi, pour 100  d’achats en 2012 :

-           61,2 € de valeurs ajoutées, réparties dans les différentes branches : 8,2 € pour l’agriculture (pour une valeur produite de 18,3 €) , 13,2 € pour l’industrie alimentaire, 14,6 € dans les services, 19,8 € dans les commerces ;

-           15,3 € d’importations de produits intermédiaires (pétrole, soja, … par exemple) ;

-            14,3 € d’ importations d’aliments ;

-           9,2 € de taxes.

Auteur/Source : Ofpm - Date de parution : 11/04/2016 - Date de mise en ligne : 11/04/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

Rapport au Parlement 2015
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

L’année 2013, dont seul le 1er semestre avait pu être pris en compte dans l’édition précédente du rapport de l’observatoire, a été marquée par la poursuite de la hausse globale des prix agricoles observée depuis 2010, mais à un rythme moins élevé qu’auparavant : +1,5% en 2013, contre +5,9% en 2012 et +12,7% en 2011. Cette hausse avait alors été transmise de façon plus ou moins amortie aux prix à la consommation alimentaire, qui ont poursuivi leur progression : +1,4% en 2013, contre +2,8% en 2012 et +1,7% en 2011.

Après ces années de hausse globale des prix agricoles et alimentaires, l’année 2014 se caractérise par un recul des prix à la production (à l’exception, notamment, du lait de vache et du blé dur), de l’ordre de -5% par rapport à 2013, moyenne masquant des baisses encore plus importantes pour les bovins (-6%) et les porcins (-8%). Un repli global s’observe également en 2014 pour les prix des produits des industries alimentaires qui diminuent en moyenne de près de 2%, et pour les prix à la consommation alimentaire qui baissent en moyenne de 0,7%, première baisse annuelle observée depuis plusieurs années.

Il est important de souligner que cette diminution des prix alimentaires constatée au niveau global en 2014, n’est pas généralisée à tous les produits et n’est pas systématiquement observée en cas de baisse des prix à la production agricole.

Auteur/Source : Julie BARAT (FranceAgriMer), filière fruits et légumes ; Pauline BECK (FranceAgriMer), filière laitière caprine, données sur la consommation ; Philippe BOYER (FranceAgriMer), coordination, méthode générale, « euro alimentaire » ; Jean-Pierre BUTAULT (INRA - Date de parution : 01/04/2015 - Date de mise en ligne : 01/04/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

Rapport au Parlement 2013. (Edition revue en mai 2014)
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Les résultats présentés dans cette 3ème édition du rapport de l’observatoire des prix et des marges des produits alimentaires retracent les impacts différenciés de la poursuite, au moins jusqu’au début de 2013, de la hausse des prix des matières premières agricoles sur les coûts de production en élevage (hausse du prix des aliments pour animaux), les coûts d’approvisionnement des industries de transformation et du commerce, et, in fine, les prix au détail.

Auteur/Source : Julie BARAT (FranceAgriMer), filière fruits et légumes ; Pauline BECK (FranceAgriMer), filière laitière caprine ; Philippe BOYER (FranceAgriMer), coordination, méthode générale ; Jean-Pierre BUTAULT (INRA), « euro alimentaire », expertise et méthodologie - Date de parution : 01/12/2013 - Date de mise en ligne : 01/05/2014
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport
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