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Rapport au Parlement 2016
Filière : Multi filières - Région : France

L’année 2015 a été marquée par la poursuite de la baisse globale des prix agricoles observée déjà en 2014 pour plusieurs productions et étendue cette année à la production laitière, très fortement affectée, avec un prix du lait en recul de- 15% par rapport à une année 2014 certes exceptionnellement favorable, mais de - 6% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Dans les filières suivies par l’observatoire, la stabilité voire le recul des prix à la consommation est assez général, la baisse des prix agricoles étant plus ou moins transmise par l’aval, avec des modalités diverses selon les filières et les produits.

Dans les filières viandes, on a observé en 2015 des baisses de prix au détail  relativement faibles (moins de 1%) sur la viande de porc frais (rôti excepté) et le jambon cuit, plus marquées (de 1% à 2%) sur le poulet entier ou le panier des achats de viande bovine en GMS.

L’industrie des viandes a généralement transmis la baisse du prix des animaux subie par les éleveurs (les marges brutes industrielles sont assez stables en moyenne). La marge nette de l’industrie d’abattage-découpe de bovins, qui avait progressé en 2014, a diminué sur les 9 premiers mois de 2015, celle de l’abattage-découpe de porc est repassée en négatif malgré la baisse des prix du porc entrée abattoir

En GMS, les marges brutes de 2015 sont selon les articles, en baisse (découpe de volailles, côtes de porc en UVCI), relativement stables (viande bovine) ou en hausse (jambon cuit, longe de porc en UVCM, rôti UVCI). Les marges nettes des rayons des GMS sont calculées par l’observatoire avec un an de décalage :, l’enquête de l’observatoire réalisée en 2015 montre pour 2014 une baisse de la marge nette calculée du rayon boucherie des GMS, qui reste donc en négatif (-2,1 € pour 100 € de chiffre d’affaires). Dans les rayons charcuterie et volailles, les marges nettes sont nettement positives en moyenne (9 € et 8 € pour 100 € de CA), en légère progression en 2014 pour la charcuterie, en baisse pour la volaille.

Dans les élevages spécialisés de bovins viande et de porcs, la dégradation des revenus se poursuit en 2015. En élevage bovin naisseur-engraisseur comme en élevage porcin, les prix de marché ne permettent pas, en moyenne, aux éleveurs d’atteindre la rémunération standard d’un SMIC et demi.

Dans la filière laitière, le prix du lait à la production a fortement diminué (recul de la demande mondiale, croissance de la production européenne, affranchie des quotas). L’année 2015 présente, pour les éleveurs laitiers, un retournement de tendance très défavorable : on estime que le prix moyen du lait en 2015 (0,34 € / litre) était inférieur de près de 10 centimes par litre au prix qui aurait assuré la rémunération des producteurs aux standards habituellement retenus (1,5 SMIC pour le travail, taux du livret A pour le capital).

Cette baisse, même partiellement transmise au consommateur par l’industrie et la distribution, a permis en 2015 le maintien voire la baisse des prix au détail de l’emmental, du camembert et du yaourt nature ; mais on enregistre une hausse sur deux autres produits laitiers : lait UHT et beurre plaquette, sous l’effet de montée en gamme du panier d’achats des consommateurs. La marge nette du rayon des produits laitiers en GMS a diminué en 2014 (résultat de l’enquête 2015 de l’observatoire), du fait de l’augmentation du prix du lait cette année-là.

La filière blé-farine-pain se caractérise en 2015 par une nouvelle baisse du prix de sa matière première (blé tendre), beaucoup plus modeste (-1% environ) toutefois que celle de l’an dernier (-15%).

Pour les pâtes alimentaires, l’impact de la hausse du prix du blé dur de 2014 sur le prix au détail a été retardé et reporté sur 2015 du fait de la durée des contrats. Ainsi, en 2015, malgré la quasi stabilité du prix du blé dur en moyenne annuelle, le prix des pâtes sortie industrie progresse mais cette hausse est partiellement amortie par la distribution.

En fruits et légumes : après une année 2014 marquée par des indicateurs en baisse, les paniers de produits suivis par l’observatoire renouent en 2015 avec des prix et des marges brutes au détail en hausse. Ce sont pratiquement les seuls produits, parmi ceux suivis par l’observatoire, à voir leur prix au détail fortement augmenter en 2015. Le rayon fruits et légumes des GMS présente en 2014 (enquête 2015 de l’observatoire) des marges brute et nette légèrement supérieures à celles de 2013.                            

En 2015, la valeur des productions de fruits et de légumes augmente (respectivement de 6,8% et 3%), ce qui pourrait contribuer à l’amélioration des revenus des producteurs.

Le partage de « l’euro alimentaire en rémunérations du travail et du capital se présente ainsi, pour 100  d’achats en 2012 :

-           61,2 € de valeurs ajoutées, réparties dans les différentes branches : 8,2 € pour l’agriculture (pour une valeur produite de 18,3 €) , 13,2 € pour l’industrie alimentaire, 14,6 € dans les services, 19,8 € dans les commerces ;

-           15,3 € d’importations de produits intermédiaires (pétrole, soja, … par exemple) ;

-            14,3 € d’ importations d’aliments ;

-           9,2 € de taxes.

Auteur/Source : Ofpm - Date de parution : 11/04/2016 - Date de mise en ligne : 11/04/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 9. « L’Euro alimentaire » en 2012
Filière : Multi filières - Région : France

En 2012, 100 € de dépenses alimentaires comprennent 18,3 € de produits agricoles, des importations d’aliment de 14,3 € et une valeur de 58,3 € créée en aval de l’agriculture. S’y est ajouté 9,2 € de taxes. En termes de valeurs ajoutées, l’agriculture a reçu 8,2 €, les IAA 13,2 €, les autres industries 3,2 €, le commerce, le transport et les autres services environ 37 €. Les importations totales en aliments et en consommations intermédiaires représentent près de 30 €.

Auteur/Source : Philippe BOYER - Date de parution : 21/01/2016 - Date de mise en ligne : 21/01/2016
Editeur : OFPM - Ouvrage : Article

La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 8. « L’Euro alimentaire » : nouvelles données et tendances
Filière : Multi filières - Région : France

En 2011, 100 € de dépenses alimentaires contiennent une

production agricole de 18,0 €, des importations d’aliments

de 14,4 € et une création de valeur de 58,3 € en aval de

l’agriculture. S’y est ajouté 9,3 € de taxes. En termes de

valeurs ajoutées, l’agriculture a reçu 8,4 €, les IAA 13,2 €,

les autres industries 3,2 €, le commerce, le transport et les

autres services près de 37 €. Les importations totales

(aliments et consommations intermédiaires) représentent

30 €.

 

Auteur/Source : Philippe BOYER - Date de parution : 01/10/2015 - Date de mise en ligne : 01/10/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article

La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 7. L’évaluation des coûts et des marges dans les rayons alimentaires de la grande distribution en 2013
Filières : Fruits et légumes, Pain, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

La marge nette totale des rayons observés était en baisse en

2013 par rapport à 2012, passant de 2,3 € pour 100 € de CA

en 2012 à 1,8 €. Cette baisse s’explique d’une part par la

hausse des coûts d’achat moyens, tous rayons confondus

ainsi que par une augmentation des frais de personnel dédié

(+0,2 € pour 100 € de CA). Les autres charges étaient

stables.

Seules les marges nettes des rayons volailles et fruits et

légumes étaient en hausse en 2013. Le classement des

rayons par ordre décroissant de marge nette pour 100 € de

CA est resté le même qu’en 2012 : charcuterie, volailles,

produits laitiers, fruits et légumes, boucherie, boulangeriepâtisserie,

marée.

Pour finir, soulignons que les rayons étudiés ne représentent

qu’une partie des rayons alimentaires des GMS.

Ces derniers contribuent, en 2013, à environ 67,3% des

ventes au détail des GMS, carburants inclus [INSEE, 2013,

résultats provisoires]. Hors carburants, ils représentent

78,5% du CA des hypermarchés et 90,7% de celui des

supermarchés en 2013 (79,2% et 90,8% en 2014)

[DistriBook, 2014, 2015].

La marge nette (avant répartition de l’impôt sur les sociétés)

sur l’ensemble rayons alimentaires frais étudiés représentait

1,8% du CA en 2013 (2,3% en 2012), soit un taux nettement

supérieur à celui mesuré sur la totalité du secteur des GMS

par l’INSEE en 2012 : 0,9%, mais ce résultat inclut

notamment la vente de carburant, à faible marge.

Auteur/Source : Philippe BOYER, Amandine HOURT - Date de parution : 01/05/2015 - Date de mise en ligne : 01/05/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article

Rapport au Parlement 2015
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

L’année 2013, dont seul le 1er semestre avait pu être pris en compte dans l’édition précédente du rapport de l’observatoire, a été marquée par la poursuite de la hausse globale des prix agricoles observée depuis 2010, mais à un rythme moins élevé qu’auparavant : +1,5% en 2013, contre +5,9% en 2012 et +12,7% en 2011. Cette hausse avait alors été transmise de façon plus ou moins amortie aux prix à la consommation alimentaire, qui ont poursuivi leur progression : +1,4% en 2013, contre +2,8% en 2012 et +1,7% en 2011.

Après ces années de hausse globale des prix agricoles et alimentaires, l’année 2014 se caractérise par un recul des prix à la production (à l’exception, notamment, du lait de vache et du blé dur), de l’ordre de -5% par rapport à 2013, moyenne masquant des baisses encore plus importantes pour les bovins (-6%) et les porcins (-8%). Un repli global s’observe également en 2014 pour les prix des produits des industries alimentaires qui diminuent en moyenne de près de 2%, et pour les prix à la consommation alimentaire qui baissent en moyenne de 0,7%, première baisse annuelle observée depuis plusieurs années.

Il est important de souligner que cette diminution des prix alimentaires constatée au niveau global en 2014, n’est pas généralisée à tous les produits et n’est pas systématiquement observée en cas de baisse des prix à la production agricole.

Auteur/Source : Julie BARAT (FranceAgriMer), filière fruits et légumes ; Pauline BECK (FranceAgriMer), filière laitière caprine, données sur la consommation ; Philippe BOYER (FranceAgriMer), coordination, méthode générale, « euro alimentaire » ; Jean-Pierre BUTAULT (INRA - Date de parution : 01/04/2015 - Date de mise en ligne : 01/04/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport
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