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Rapport au Parlement 2017
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Les prix en 2016

 

L’année 2016 se caractérise par un nouveau recul des prix à la production du lait, des bovins viande, du blé tendre et du blé dur,  la progression de ceux du porc, des fruits et des légumes, et la quasi stabilité pour les volailles. 

On constate également une nouvelle baisse des prix sortie industrie en 2016 des produits laitiers de grande consommation, de la farine et des pâtes, et dans une moindre mesure de la viande bovine et de la volaille. À l’inverse, les prix moyens sortie industrie des produits du porc progressent en 2016, après avoir diminué les deux années précédentes. Au stade du mareyage et de l’industrie, le prix du saumon fumé reste contenu malgré la hausse de prix du frais.

S’agissant des prix au détail en grandes et moyennes surfaces (GMS) des articles suivis par l’observatoire, on observe en 2016 une baisse du porc frais et des volailles, une hausse du jambon cuit et une quasi stabilité du panier saisonnier de morceaux de viande de bœuf. Pour les produits laitiers de grande consommation suivis,  les prix en GMS sont quasi stables ou en baisse. Le prix au détail de la baguette ordinaire reste pratiquement stable, celui des pâtes alimentaires progresse légèrement. Le prix moyen du panier saisonnier de fruits et de légumes est en hausse, ainsi qu’au rayon marée, celui du saumon fumé, du lieu noir et de la sole.

 

Les coûts de production agricole en 2016

 

Les résultats, encore prévisionnels pour 2016, font état d’une baisse du coût de production en élevage porcin, qui passe de 1,44 € par kg de carcasse en 2015 à 1,38 €.  Les coûts de production des élevages spécialisés de gros bovins de boucherie évoluent peu (3,50 € par kg vif pour les naisseurs-engraisseurs en 2016) et les marges nettes incluant la rémunération de l’éleveur restent négatives.

Les charges des producteurs de lait de vache atteignent 374,70 € pour 1 000 litres en 2016 contre 369,60 l’an passé, dégradant encore les revenus. En blé tendre, les marges nettes de 2016, rémunération incluse, sont négatives, les coûts à la tonne progressant fortement (269 en € en 2016 contre 186 € en 2015) du fait de la baisse du rendement.

 

Les comptes des industries alimentaires

 

Sur les 9 premiers mois de 2016, les comptes de l’abattage-découpe de gros bovins sont stables avec un résultat courant de 9 centimes par kg de carcasse,  Celui de l’abattage-découpe de porcs s’améliore, passant de 0 à 2 centimes par kg de carcasse. Les comptes de l’industrie de la charcuterie ne sont connus que jusqu’en 2015 : avec un résultat courant de 2,8 % du chiffre d’affaires, ils s’améliorent un peu cette année. Dans les autres industries, l’observatoire ne dispose pour l’instant que des comptes de 2014 (source Insee) : le résultat courant en % du chiffre d’affaires est quasi stable pour l’industrie laitière (3 %), il s’améliore dans l’industrie des pâtes alimentaires (5,5 %, +2 points) et diminue  en meunerie (2,1 %, - 0,7 point).

 

Les comptes des rayons alimentaires frais des GMS

 

L’analyse porte sur 2015. L’ensemble des rayons de produits carnés (boucherie, volailles, charcuterie) présente globalement une marge nette de 4% rapportée au chiffre d’affaires (CA) du rayon, volailles et charcuterie rééquilibrant la situation plus tendue du rayon boucherie. Vient ensuite le rayon fruits et légumes, qui passe cette année devant celui des produits laitiers avec une marge nette de 2,8 % (contre 0,2 %). Le rayon boulangerie présente une marge nette légèrement négative (-0,3 % du CA) tandis que le rayon marée se caractérise encore par un résultat nettement négatif (- 8 %). Au total, les rayons frais présentent une marge nette moyenne de 1,3 % du CA.

 

« L’euro alimentaire » : une approche globale du partage final de nos dépenses alimentaires

 

Cette approche nécessite des sources complexes produites avec un certain délai par l’Insee et Eurostat, aussi porte-t-elle sur 2013.

Dans 100 € de dépenses alimentaires en point de vente ou dans la restauration commerciale ou collective, 64,7 € sont répartis dans l’économie nationale sous forme de valeurs ajoutées, qui se partagent elles-mêmes en salaires bruts et profit brut (rémunération du capital, épargne). Les 35,3 € restants sont des importations d’aliments (10,9 €) et de biens intermédiaires entrant dans la chaîne de production et distribution alimentaire (14,9 €) et les taxes sur les produits (9,5 €).

La valeur ajoutée induite totale par les dépenses alimentaires (64,7 € au total) se répartit entre les industries alimentaires pour 11,7 €, la restauration à hauteur de 13,9 €, les commerces de gros et détail (15,4 €) et les services (14,3 €),  la valeur ajoutée induite dans l’agriculture et la pêche représente  6,2 €, pour une valeur des livraisons de produits agricoles incluse dans la valeur de la consommation alimentaire de 14,7 €.

Auteur/Source : OFPM - FranceAgriMer - Date de parution : 11/04/2017 - Date de mise en ligne : 12/04/2017
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

La lettre de l'OBSERVATOIRE n°10. L’évaluation des coûts et des marges dans les rayons alimentaires de la grande distribution en 2014.
Filières : Fruits et légumes, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

La présente note est une synthèse de la partie du rapport annuel 2016 sur les coûts et les marges de la grande distribution en 2014.

Auteur/Source : Philippe BOYER ; Amandine HOURT - Date de parution : 15/09/2016 - Date de mise en ligne : 15/09/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article

La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 7. L’évaluation des coûts et des marges dans les rayons alimentaires de la grande distribution en 2013
Filières : Fruits et légumes, Pain, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

La marge nette totale des rayons observés était en baisse en

2013 par rapport à 2012, passant de 2,3 € pour 100 € de CA

en 2012 à 1,8 €. Cette baisse s’explique d’une part par la

hausse des coûts d’achat moyens, tous rayons confondus

ainsi que par une augmentation des frais de personnel dédié

(+0,2 € pour 100 € de CA). Les autres charges étaient

stables.

Seules les marges nettes des rayons volailles et fruits et

légumes étaient en hausse en 2013. Le classement des

rayons par ordre décroissant de marge nette pour 100 € de

CA est resté le même qu’en 2012 : charcuterie, volailles,

produits laitiers, fruits et légumes, boucherie, boulangeriepâtisserie,

marée.

Pour finir, soulignons que les rayons étudiés ne représentent

qu’une partie des rayons alimentaires des GMS.

Ces derniers contribuent, en 2013, à environ 67,3% des

ventes au détail des GMS, carburants inclus [INSEE, 2013,

résultats provisoires]. Hors carburants, ils représentent

78,5% du CA des hypermarchés et 90,7% de celui des

supermarchés en 2013 (79,2% et 90,8% en 2014)

[DistriBook, 2014, 2015].

La marge nette (avant répartition de l’impôt sur les sociétés)

sur l’ensemble rayons alimentaires frais étudiés représentait

1,8% du CA en 2013 (2,3% en 2012), soit un taux nettement

supérieur à celui mesuré sur la totalité du secteur des GMS

par l’INSEE en 2012 : 0,9%, mais ce résultat inclut

notamment la vente de carburant, à faible marge.

Auteur/Source : Philippe BOYER, Amandine HOURT - Date de parution : 01/05/2015 - Date de mise en ligne : 01/05/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article

Rapport au Parlement 2015
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

L’année 2013, dont seul le 1er semestre avait pu être pris en compte dans l’édition précédente du rapport de l’observatoire, a été marquée par la poursuite de la hausse globale des prix agricoles observée depuis 2010, mais à un rythme moins élevé qu’auparavant : +1,5% en 2013, contre +5,9% en 2012 et +12,7% en 2011. Cette hausse avait alors été transmise de façon plus ou moins amortie aux prix à la consommation alimentaire, qui ont poursuivi leur progression : +1,4% en 2013, contre +2,8% en 2012 et +1,7% en 2011.

Après ces années de hausse globale des prix agricoles et alimentaires, l’année 2014 se caractérise par un recul des prix à la production (à l’exception, notamment, du lait de vache et du blé dur), de l’ordre de -5% par rapport à 2013, moyenne masquant des baisses encore plus importantes pour les bovins (-6%) et les porcins (-8%). Un repli global s’observe également en 2014 pour les prix des produits des industries alimentaires qui diminuent en moyenne de près de 2%, et pour les prix à la consommation alimentaire qui baissent en moyenne de 0,7%, première baisse annuelle observée depuis plusieurs années.

Il est important de souligner que cette diminution des prix alimentaires constatée au niveau global en 2014, n’est pas généralisée à tous les produits et n’est pas systématiquement observée en cas de baisse des prix à la production agricole.

Auteur/Source : Julie BARAT (FranceAgriMer), filière fruits et légumes ; Pauline BECK (FranceAgriMer), filière laitière caprine, données sur la consommation ; Philippe BOYER (FranceAgriMer), coordination, méthode générale, « euro alimentaire » ; Jean-Pierre BUTAULT (INRA - Date de parution : 01/04/2015 - Date de mise en ligne : 01/04/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

Rapport au Parlement 2013. (Edition revue en mai 2014)
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Les résultats présentés dans cette 3ème édition du rapport de l’observatoire des prix et des marges des produits alimentaires retracent les impacts différenciés de la poursuite, au moins jusqu’au début de 2013, de la hausse des prix des matières premières agricoles sur les coûts de production en élevage (hausse du prix des aliments pour animaux), les coûts d’approvisionnement des industries de transformation et du commerce, et, in fine, les prix au détail.

Auteur/Source : Julie BARAT (FranceAgriMer), filière fruits et légumes ; Pauline BECK (FranceAgriMer), filière laitière caprine ; Philippe BOYER (FranceAgriMer), coordination, méthode générale ; Jean-Pierre BUTAULT (INRA), « euro alimentaire », expertise et méthodologie - Date de parution : 01/12/2013 - Date de mise en ligne : 01/05/2014
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport
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