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La lettre de l'OBSERVATOIRE n°11. Le partage de l'euro alimentaire : première estimation incluant la restauration
Filière : Multi filières - Région : France

En 2012, les 227 M€ de consommation alimentaire des ménages - la restauration étant incluse pour la première fois dans cette analyse - incluent 9% de taxes, 10,5% d’importations alimentaires, 15,3% de production agricole domestique et 65,2% de valeurs crées en aval de l’agriculture. En poursuivant l’analyse, outre les taxes et importations alimentaires déjà isolées, cette consommation alimentaire induit pour 65,7% de valeurs ajoutées dans toutes les branches de l’économie et contient pour 14,8% d’importations de biens intermédiaires.

Sur 65,7 € de valeur ajoutée induite par 100 € de consommation alimentaire restauration incluse, l’agriculture reçoit 6,8 € (un peu plus de 10% de la valeur ajoutée induite totale), les industries alimentaires 11,5 €, les autres industries 3,2 €,  la restauration 14,2 € ; les 30 € restant sont perçus par le commerce (15,6 €) et les services (14,4 €).

2,6 millions d’équivalents temps plein sont mobilisés pour assurer la consommation alimentaire, dont le sixième dans l’agriculture. La consommation alimentaire contribue pour 37% au revenu brut de la branche agricole, dont 4,5% imputable à la restauration, le reste provenant de l’exportation (27%), des subventions (26%) et d’autres demandes intérieures, non alimentaires.

Ces résultats proviennent de calculs réalisés sur les tableaux entrées-sorties élaborés par l’Insee pour Eurostat. Ces données ont été adaptées pour intégrer la restauration aux dépenses alimentaires, exclure le tabac de ces dernières et inclure les marges de commerce et de transport et les taxes.
Auteur/Source : Philippe Boyer - Date de parution : 06/12/2016 - Date de mise en ligne : 06/12/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article, la Lettre de l'OBSERVATOIRE

La lettre de l'OBSERVATOIRE n°10. L’évaluation des coûts et des marges dans les rayons alimentaires de la grande distribution en 2014.
Filières : Fruits et légumes, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

La présente note est une synthèse de la partie du rapport annuel 2016 sur les coûts et les marges de la grande distribution en 2014.

Auteur/Source : Philippe BOYER ; Amandine HOURT - Date de parution : 15/09/2016 - Date de mise en ligne : 15/09/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article

Rapport au Parlement 2016
Filière : Multi filières - Région : France

L’année 2015 a été marquée par la poursuite de la baisse globale des prix agricoles observée déjà en 2014 pour plusieurs productions et étendue cette année à la production laitière, très fortement affectée, avec un prix du lait en recul de- 15% par rapport à une année 2014 certes exceptionnellement favorable, mais de - 6% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Dans les filières suivies par l’observatoire, la stabilité voire le recul des prix à la consommation est assez général, la baisse des prix agricoles étant plus ou moins transmise par l’aval, avec des modalités diverses selon les filières et les produits.

Dans les filières viandes, on a observé en 2015 des baisses de prix au détail  relativement faibles (moins de 1%) sur la viande de porc frais (rôti excepté) et le jambon cuit, plus marquées (de 1% à 2%) sur le poulet entier ou le panier des achats de viande bovine en GMS.

L’industrie des viandes a généralement transmis la baisse du prix des animaux subie par les éleveurs (les marges brutes industrielles sont assez stables en moyenne). La marge nette de l’industrie d’abattage-découpe de bovins, qui avait progressé en 2014, a diminué sur les 9 premiers mois de 2015, celle de l’abattage-découpe de porc est repassée en négatif malgré la baisse des prix du porc entrée abattoir

En GMS, les marges brutes de 2015 sont selon les articles, en baisse (découpe de volailles, côtes de porc en UVCI), relativement stables (viande bovine) ou en hausse (jambon cuit, longe de porc en UVCM, rôti UVCI). Les marges nettes des rayons des GMS sont calculées par l’observatoire avec un an de décalage :, l’enquête de l’observatoire réalisée en 2015 montre pour 2014 une baisse de la marge nette calculée du rayon boucherie des GMS, qui reste donc en négatif (-2,1 € pour 100 € de chiffre d’affaires). Dans les rayons charcuterie et volailles, les marges nettes sont nettement positives en moyenne (9 € et 8 € pour 100 € de CA), en légère progression en 2014 pour la charcuterie, en baisse pour la volaille.

Dans les élevages spécialisés de bovins viande et de porcs, la dégradation des revenus se poursuit en 2015. En élevage bovin naisseur-engraisseur comme en élevage porcin, les prix de marché ne permettent pas, en moyenne, aux éleveurs d’atteindre la rémunération standard d’un SMIC et demi.

Dans la filière laitière, le prix du lait à la production a fortement diminué (recul de la demande mondiale, croissance de la production européenne, affranchie des quotas). L’année 2015 présente, pour les éleveurs laitiers, un retournement de tendance très défavorable : on estime que le prix moyen du lait en 2015 (0,34 € / litre) était inférieur de près de 10 centimes par litre au prix qui aurait assuré la rémunération des producteurs aux standards habituellement retenus (1,5 SMIC pour le travail, taux du livret A pour le capital).

Cette baisse, même partiellement transmise au consommateur par l’industrie et la distribution, a permis en 2015 le maintien voire la baisse des prix au détail de l’emmental, du camembert et du yaourt nature ; mais on enregistre une hausse sur deux autres produits laitiers : lait UHT et beurre plaquette, sous l’effet de montée en gamme du panier d’achats des consommateurs. La marge nette du rayon des produits laitiers en GMS a diminué en 2014 (résultat de l’enquête 2015 de l’observatoire), du fait de l’augmentation du prix du lait cette année-là.

La filière blé-farine-pain se caractérise en 2015 par une nouvelle baisse du prix de sa matière première (blé tendre), beaucoup plus modeste (-1% environ) toutefois que celle de l’an dernier (-15%).

Pour les pâtes alimentaires, l’impact de la hausse du prix du blé dur de 2014 sur le prix au détail a été retardé et reporté sur 2015 du fait de la durée des contrats. Ainsi, en 2015, malgré la quasi stabilité du prix du blé dur en moyenne annuelle, le prix des pâtes sortie industrie progresse mais cette hausse est partiellement amortie par la distribution.

En fruits et légumes : après une année 2014 marquée par des indicateurs en baisse, les paniers de produits suivis par l’observatoire renouent en 2015 avec des prix et des marges brutes au détail en hausse. Ce sont pratiquement les seuls produits, parmi ceux suivis par l’observatoire, à voir leur prix au détail fortement augmenter en 2015. Le rayon fruits et légumes des GMS présente en 2014 (enquête 2015 de l’observatoire) des marges brute et nette légèrement supérieures à celles de 2013.                            

En 2015, la valeur des productions de fruits et de légumes augmente (respectivement de 6,8% et 3%), ce qui pourrait contribuer à l’amélioration des revenus des producteurs.

Le partage de « l’euro alimentaire en rémunérations du travail et du capital se présente ainsi, pour 100  d’achats en 2012 :

-           61,2 € de valeurs ajoutées, réparties dans les différentes branches : 8,2 € pour l’agriculture (pour une valeur produite de 18,3 €) , 13,2 € pour l’industrie alimentaire, 14,6 € dans les services, 19,8 € dans les commerces ;

-           15,3 € d’importations de produits intermédiaires (pétrole, soja, … par exemple) ;

-            14,3 € d’ importations d’aliments ;

-           9,2 € de taxes.

Auteur/Source : Ofpm - Date de parution : 11/04/2016 - Date de mise en ligne : 11/04/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 9. « L’Euro alimentaire » en 2012
Filière : Multi filières - Région : France

En 2012, 100 € de dépenses alimentaires comprennent 18,3 € de produits agricoles, des importations d’aliment de 14,3 € et une valeur de 58,3 € créée en aval de l’agriculture. S’y est ajouté 9,2 € de taxes. En termes de valeurs ajoutées, l’agriculture a reçu 8,2 €, les IAA 13,2 €, les autres industries 3,2 €, le commerce, le transport et les autres services environ 37 €. Les importations totales en aliments et en consommations intermédiaires représentent près de 30 €.

Auteur/Source : Philippe BOYER - Date de parution : 21/01/2016 - Date de mise en ligne : 21/01/2016
Editeur : OFPM - Ouvrage : Article

La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 8. « L’Euro alimentaire » : nouvelles données et tendances
Filière : Multi filières - Région : France

En 2011, 100 € de dépenses alimentaires contiennent une

production agricole de 18,0 €, des importations d’aliments

de 14,4 € et une création de valeur de 58,3 € en aval de

l’agriculture. S’y est ajouté 9,3 € de taxes. En termes de

valeurs ajoutées, l’agriculture a reçu 8,4 €, les IAA 13,2 €,

les autres industries 3,2 €, le commerce, le transport et les

autres services près de 37 €. Les importations totales

(aliments et consommations intermédiaires) représentent

30 €.

 

Auteur/Source : Philippe BOYER - Date de parution : 01/10/2015 - Date de mise en ligne : 01/10/2015
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article
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