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La Lettre de l'OBSERVATOIRE n° 13. « Principaux indicateurs sur la formation de la valeur dans les filières agroalimentaires"
Filière : Multi filières - Région : France

« Que recouvrent les écarts entre les prix agricoles et les prix alimentaires ? »

À l’occasion des États Généraux de l’Alimentation, cette Lettre de l’OBSERVATOIRE présente les approches de cette question par l’Observatoire, dans quelques-unes des filières qu’il suit.

L’analyse du partage de « l’euro alimentaire », c'est-à-dire le calcul des valeurs ajoutées induites par nos dépenses d’alimentation, est proposée d’abord comme cadrage général. Sont ensuite rappelées les évolutions des prix et marges brutes aux différents stades dans quelques filières. Les écarts de prix entre ces différents stades recouvrent des coûts, bénéfices ou pertes, approchés par les comptes des secteurs de ces filières.

 

Auteur/Source : Philippe BOYER - Date de parution : 01/09/2017 - Date de mise en ligne : 27/09/2017
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Lettre de l'OBSERVATOIRE

La Lettre de l'OBSERVATOIRE de la formation des prix et des marges des produits alimentaires n°12
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Les travaux de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) sont présentés de façon détaillée dans son rapport annuel au Parlement et sur son site internet :

https://observatoire-prixmarges.franceagrimer.fr/Pages/default.aspx

La présente note est une synthèse de la partie du rapport annuel 2017 sur les coûts et les marges de la grande distribution en 2015, approche conduite par l’Observatoire depuis 2012. L’exposé de la méthode et des résultats est complété par une discussion sur ces derniers et sur le contexte et les perspectives de ce travail, qui répond à une demande forte du comité de pilotage de l’Observatoire.

Auteur/Source : OFPM FranceAgriMer - Date de parution : 18/05/2017 - Date de mise en ligne : 18/05/2017
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article

Rapport au Parlement 2017
Filières : Fruits et légumes, Multi filières, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

Les prix en 2016

 

L’année 2016 se caractérise par un nouveau recul des prix à la production du lait, des bovins viande, du blé tendre et du blé dur,  la progression de ceux du porc, des fruits et des légumes, et la quasi stabilité pour les volailles. 

On constate également une nouvelle baisse des prix sortie industrie en 2016 des produits laitiers de grande consommation, de la farine et des pâtes, et dans une moindre mesure de la viande bovine et de la volaille. À l’inverse, les prix moyens sortie industrie des produits du porc progressent en 2016, après avoir diminué les deux années précédentes. Au stade du mareyage et de l’industrie, le prix du saumon fumé reste contenu malgré la hausse de prix du frais.

S’agissant des prix au détail en grandes et moyennes surfaces (GMS) des articles suivis par l’observatoire, on observe en 2016 une baisse du porc frais et des volailles, une hausse du jambon cuit et une quasi stabilité du panier saisonnier de morceaux de viande de bœuf. Pour les produits laitiers de grande consommation suivis,  les prix en GMS sont quasi stables ou en baisse. Le prix au détail de la baguette ordinaire reste pratiquement stable, celui des pâtes alimentaires progresse légèrement. Le prix moyen du panier saisonnier de fruits et de légumes est en hausse, ainsi qu’au rayon marée, celui du saumon fumé, du lieu noir et de la sole.

 

Les coûts de production agricole en 2016

 

Les résultats, encore prévisionnels pour 2016, font état d’une baisse du coût de production en élevage porcin, qui passe de 1,44 € par kg de carcasse en 2015 à 1,38 €.  Les coûts de production des élevages spécialisés de gros bovins de boucherie évoluent peu (3,50 € par kg vif pour les naisseurs-engraisseurs en 2016) et les marges nettes incluant la rémunération de l’éleveur restent négatives.

Les charges des producteurs de lait de vache atteignent 374,70 € pour 1 000 litres en 2016 contre 369,60 l’an passé, dégradant encore les revenus. En blé tendre, les marges nettes de 2016, rémunération incluse, sont négatives, les coûts à la tonne progressant fortement (269 en € en 2016 contre 186 € en 2015) du fait de la baisse du rendement.

 

Les comptes des industries alimentaires

 

Sur les 9 premiers mois de 2016, les comptes de l’abattage-découpe de gros bovins sont stables avec un résultat courant de 9 centimes par kg de carcasse,  Celui de l’abattage-découpe de porcs s’améliore, passant de 0 à 2 centimes par kg de carcasse. Les comptes de l’industrie de la charcuterie ne sont connus que jusqu’en 2015 : avec un résultat courant de 2,8 % du chiffre d’affaires, ils s’améliorent un peu cette année. Dans les autres industries, l’observatoire ne dispose pour l’instant que des comptes de 2014 (source Insee) : le résultat courant en % du chiffre d’affaires est quasi stable pour l’industrie laitière (3 %), il s’améliore dans l’industrie des pâtes alimentaires (5,5 %, +2 points) et diminue  en meunerie (2,1 %, - 0,7 point).

 

Les comptes des rayons alimentaires frais des GMS

 

L’analyse porte sur 2015. L’ensemble des rayons de produits carnés (boucherie, volailles, charcuterie) présente globalement une marge nette de 4% rapportée au chiffre d’affaires (CA) du rayon, volailles et charcuterie rééquilibrant la situation plus tendue du rayon boucherie. Vient ensuite le rayon fruits et légumes, qui passe cette année devant celui des produits laitiers avec une marge nette de 2,8 % (contre 0,2 %). Le rayon boulangerie présente une marge nette légèrement négative (-0,3 % du CA) tandis que le rayon marée se caractérise encore par un résultat nettement négatif (- 8 %). Au total, les rayons frais présentent une marge nette moyenne de 1,3 % du CA.

 

« L’euro alimentaire » : une approche globale du partage final de nos dépenses alimentaires

 

Cette approche nécessite des sources complexes produites avec un certain délai par l’Insee et Eurostat, aussi porte-t-elle sur 2013.

Dans 100 € de dépenses alimentaires en point de vente ou dans la restauration commerciale ou collective, 64,7 € sont répartis dans l’économie nationale sous forme de valeurs ajoutées, qui se partagent elles-mêmes en salaires bruts et profit brut (rémunération du capital, épargne). Les 35,3 € restants sont des importations d’aliments (10,9 €) et de biens intermédiaires entrant dans la chaîne de production et distribution alimentaire (14,9 €) et les taxes sur les produits (9,5 €).

La valeur ajoutée induite totale par les dépenses alimentaires (64,7 € au total) se répartit entre les industries alimentaires pour 11,7 €, la restauration à hauteur de 13,9 €, les commerces de gros et détail (15,4 €) et les services (14,3 €),  la valeur ajoutée induite dans l’agriculture et la pêche représente  6,2 €, pour une valeur des livraisons de produits agricoles incluse dans la valeur de la consommation alimentaire de 14,7 €.

Auteur/Source : OFPM - FranceAgriMer - Date de parution : 11/04/2017 - Date de mise en ligne : 12/04/2017
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Rapport

La lettre de l'OBSERVATOIRE n°11. Le partage de l'euro alimentaire : première estimation incluant la restauration
Filière : Multi filières - Région : France

En 2012, les 227 M€ de consommation alimentaire des ménages - la restauration étant incluse pour la première fois dans cette analyse - incluent 9% de taxes, 10,5% d’importations alimentaires, 15,3% de production agricole domestique et 65,2% de valeurs crées en aval de l’agriculture. En poursuivant l’analyse, outre les taxes et importations alimentaires déjà isolées, cette consommation alimentaire induit pour 65,7% de valeurs ajoutées dans toutes les branches de l’économie et contient pour 14,8% d’importations de biens intermédiaires.

Sur 65,7 € de valeur ajoutée induite par 100 € de consommation alimentaire restauration incluse, l’agriculture reçoit 6,8 € (un peu plus de 10% de la valeur ajoutée induite totale), les industries alimentaires 11,5 €, les autres industries 3,2 €,  la restauration 14,2 € ; les 30 € restant sont perçus par le commerce (15,6 €) et les services (14,4 €).

2,6 millions d’équivalents temps plein sont mobilisés pour assurer la consommation alimentaire, dont le sixième dans l’agriculture. La consommation alimentaire contribue pour 37% au revenu brut de la branche agricole, dont 4,5% imputable à la restauration, le reste provenant de l’exportation (27%), des subventions (26%) et d’autres demandes intérieures, non alimentaires.

Ces résultats proviennent de calculs réalisés sur les tableaux entrées-sorties élaborés par l’Insee pour Eurostat. Ces données ont été adaptées pour intégrer la restauration aux dépenses alimentaires, exclure le tabac de ces dernières et inclure les marges de commerce et de transport et les taxes.
Auteur/Source : Philippe Boyer - Date de parution : 06/12/2016 - Date de mise en ligne : 06/12/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article, la Lettre de l'OBSERVATOIRE

La lettre de l'OBSERVATOIRE n°10. L’évaluation des coûts et des marges dans les rayons alimentaires de la grande distribution en 2014.
Filières : Fruits et légumes, Pain, Pâtes alimentaires, Porc - jambon, Porc frais, Produits de la pêche et de l'aquaculture, Produits laitiers, Viande bovine, Viande ovine, Viande porcine, Volailles - Région : France

La présente note est une synthèse de la partie du rapport annuel 2016 sur les coûts et les marges de la grande distribution en 2014.

Auteur/Source : Philippe BOYER ; Amandine HOURT - Date de parution : 15/09/2016 - Date de mise en ligne : 15/09/2016
Editeur : FranceAgriMer - Ouvrage : Article
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